NOS AUTRES MISSIONS

Dossier de relance de l’ostréiculture

En 2001, dans le cadre de sa mission de soutien à l’aquaculture, l’association s’est lancée, en partenariat avec les scientifiques de l’Université de Bordeaux, dans une étude destinée à évaluer les possibilités d’élevage des coquillages en marais. Le contexte de pollution au Cadmium (métal lourd dangereux pour la santé) de l’estuaire de la Gironde interdisait alors toute possibilité de conchyliculture. Cette étude a permis à l’époque aux professionnels d’obtenir l’autorisation d’exploiter les coques et les palourdes, mais pas les huîtres, trop « sensibles » à la pollution.

C’est donc fort de cette expérience que le CPIE a participé entre 2012 et 2014 à l’étude du potentiel ostréicole lancée par la Communauté de Communes de la Pointe du Médoc et les aquaculteurs. Le travail du CPIE, en partenariat avec l’Université de Bordeaux encore une fois, mais aussi les professionnels, les élus et les services de l’Etat, a permis, aux vues des bons résultats obtenus, de rouvrir une zone ostréicole à la Pointe du Médoc.

Avec à la clé de nouvelles activités en marais et des emplois supplémentaires.

ABC
Le CPIE Médoc a travaillé, dans le cadre d’une mission confiée par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) à l’URCPIE Aquitaine, à l’élaboration des Atlas de la Biodiversité Communale.

L’objectif de ces ABC est de dresser une image des richesses naturelles d’une Commune à partir de l’ensemble des données disponibles. On établit ainsi, à la fois les zones stratégiquement intéressantes ou à préserver, mais également les lacunes qui peuvent exister en termes de connaissance de certains groupes d’espèces . La Commune concernée peut ensuite se servir des documents réalisés pour mettre en œuvre certaines politiques publiques tout en continuant d’amender la base de données établie.

En 2013, les Communes de Gujan-Mestras, La Teste de Buch, Le Porge et Ambarès-et-Lagrave ont bénéficié de ce programme et continuent, pour certaines, d’exploiter les informations obtenues pour faire participer la population locale à la préservation de la biodiversité.

RNE
Depuis 2014, le CPIE Médoc participe au Réseau National d’Echouage, puisque Morgane Dufour et Patrick Lapouyade ont obtenu leur carte verte qui fait d’eux des correspondants locaux qui se tiennent prêts à intervenir lors d’un échouage de mammifère marin.

Le réseau est coordonné par le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins (CRMM) sous la tutelle du Ministère chargé de l’Environnement.

Ses activités et engagements sont régis par la Charte du RNE (http://crmm.univ-lr.fr/images/pdf/CharteRNE_v3.1.pdf)

Retrouvez les correspondants du RNE France Métropolitaine et en outre-mer.

cetace

Natura 2000
L’Europe s’est dotée d’un outil de préservation de la biodiversité : le réseau Natura 2000. Depuis 2008, le Pays Médoc a été désigné comme la structure porteuse de la mise en place de ce réseau sur les marais de la rive gauche de l’estuaire de la Gironde. L’objectif est ambitieux puisqu’il vise à préserver et valoriser les richesses naturelles de ces espaces en maintenant les activités économiques, sociales et culturelles qui ont permis de les conserver jusqu’à aujourd’hui.

Des rives de l’Estuaire de la Gironde aux marais arrière dunaires en passant par les marais maritimes de la pointe du Médoc, les milieux naturels des marais estuariens sont extrêmement riches et diversifiés.

Ils composent trois sites Natura 2000 : Marais du Bas Médoc (Directive « Habitats », FR7200680), Marais du Nord Médoc (Directive « Oiseaux », FR7210065) et Marais du Haut Médoc (Directive « Habitats », FR7200683).

Ils couvrent une superficie d’environ 28 000 ha dont 20 000 ha de surface terrestre sur le territoire de 36 communes appartenant à 4 communautés de communes (Pointe du Médoc, Cœur Médoc, Centre Médoc et Médoc Estuaire).

Le Pays Médoc a assuré pour le compte de l’Etat l’élaboration de ces trois Documents d’objectifs Natura 2000 sur les marais estuariens du Médoc. Durant toute la phase d’élaboration, le Pays Médoc a animé et organisé la concertation et la communication et assuré la rédaction des diagnostics socio-économiques. Pour la partie technique, la production scientifique et la cartographie, il a fait appel à un prestataire extérieur : la Fédération Départementale des Chasseurs de la Gironde (FDC33).

Le CPIE Médoc s’est activement mobilisé pour participer aux différents groupes de travail et a renforcé ses actions de coopération avec la FDC33 pour avancer à la fois sur le plan technique et politique sur le sujet.

En mars 2012, les documents d’objectifs ont été officiellement validés par les membres des Comités de pilotage.

Conseil de Développement du Pays Médoc
Si le Pays Médoc remplit des missions de développement territorial directement issues des orientations de la Charte de Territoire, c’est également un lieu d’échanges et de débat public où se développent la concertation et le dialogue autour des enjeux et projets du territoire médocain. Le Conseil de Développement au sein duquel le CPIE Médoc s’implique est une illustration de cette fonction.
Composée de représentants de la société civile, cette instance consultative travaille en parallèle du Comité Syndical. Son rôle est de donner un avis sur les grands dossiers en cours et de servir de force de proposition à l’assemblée des élus.
Axes de travail du Conseil de Développement

  •     •    Sanitaire-Social/Santé/Centre Local d’Information et de Coordination
  •     •    Développement économique / Aménagement du territoire 
  •     •    Développement Touristique
  •     •    Agri-environnement

Conseil de Développement du GPMB
De la même manière, le CPIE Médoc, s’implique dans le Conseil de développement du Port de Bordeaux. Ce dernier comporte 30 membres répartis en 4 collèges représentant les milieux professionnels, sociaux et associatifs ainsi que les Collectivités territoriales.
Consulté sur le projet stratégique et la politique tarifaire du port, ce conseil se réunit au moins deux fois par an pour accompagner les décisions du Conseil de surveillance et du directoire.

SAGE Estuaire
Le 31 mars 2005, le préfet de Gironde arrêtait le périmètre du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux de la Gironde et des milieux associés signant ainsi une étape importante dans cette démarche portée par le SMIDDEST au nom des acteurs locaux.
Le SAGE se développe sur un espace de 3683 km2 dont 365 km² pour l’estuaire dans le domaine public fluvial et 3318 km² en surface communale (dont 16% en Charente Maritime et 84% en Gironde). Le nombre de communes concernées par ce SAGE est de 185 dont 142 en Gironde et 43 en Charente–Maritime. La population permanente concernée est de 930 000 habitants.
Le SAGE concerne aussi les milieux associés de l’estuaire avec en particulier des marais et 56 cours d’eau affluents (longueur totale = 585 km).
Il s’étend sur deux régions administratives (Poitou-Charentes et Aquitaine) et deux départements (Charente-Maritime et Gironde) et concerne tout le territoire de la Communauté Urbaine de Bordeaux. C’est un territoire où les enjeux sont contrastés et l’un des enjeux du SAGE est de conforter une identité estuarienne, nécessaire à l’émergence d’un dialogue constructif et pérenne entre les acteurs.

Les enjeux du SAGE

L’estuaire de la Gironde, espace majeur du littoral atlantique français, est relativement préservé d’un point de vue environnemental, notamment quant on le compare aux estuaires de la Loire et de la Seine. Toutefois, depuis de nombreuses années, plusieurs associations, les scientifiques et les collectivités locales dénoncent la dégradation de tel ou tel compartiment biologique et demandent l’engagement de mesures de protection pour éviter cette dégradation mais aussi pour que l’estuaire puisse continuer à jouer un rôle dans le développement économique régional. Quatre objectifs ont été définis comme feuille de route pour l’élaboration du SAGE qui est portée par une commission spécialisée (la CLE: Commision Locale de l’Eau) composée de 64 membres.

– Objectif de qualité des eaux et des écosystèmes
– Objectif de sécurisation des biens et des personnes
– Objectif de gestion durable des milieux naturels et des activités humaines
– Objectif de concertation et de participation renforcée des populations aux politiques estuariennes.

Le CPIE Médoc, membre de la CLE s’est particulièrement impliqué et poursuit son travail sur la question des zones humides dans les objectifs du SAGE.

Schéma de Cohérence Territoriale de la Pointe du Médoc

Toujours ancré dans son rôle de défense des zones humides en Médoc, le CPIE s’est positionné sur le Schéma de Cohérence Territoriale de la Pointe du Médoc et a souhaité accompagner les communes de Talais et du Verdon sur Mer dans la prise en compte des zones humides au sein de leur Plan Local d’Urbanisme. Les adhérents de l’association, se mobilisent également sur leurs communes pour préserver les espaces humides.

Parc Naturel Régional

Actuellement, le CPIE se mobilise en faveur d’une grande opportunité pour le Médoc : la possibilité de valoriser ses richesses environnementales et son patrimoine en obtenant le label « Parc Naturel Régional ». Un outil adapté aux problématiques d’un territoire fragile en pleine mutation.

Un Parc Naturel Régional, c’est quoi ?

Peut être classé P.N.R., un territoire à dominante rurale dont les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel sont de grande qualité mais dont l’équilibre est fragile. Les Parcs Naturels Régionaux sont créés pour protéger et mettre en valeur de grands espaces ruraux habités en mettant en avant une politique innovante d’aménagement et de développement économique et social respectueuse de l’environnement.